27/05/2006

Victoire

Enfin...

 Un jour, une victoire sur moi même.

 

J'ai réussi à surpasser une de mes plus grandes phobies, par rapport à un membre de ma famille...

Ce membre s'acharnait, s'acharnait, encore et encore... Cris, humiliations, insultes... je supporte ça depuis trop longtemps, j'en ai assez... S'il croit que c'est ainsi qu'il m'aidera il s'enfonce un doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Alors j'ai hurlé. J'ai complètement perdu le contrôle. La seule fois. La seule et unique fois. J'ai cru que j'allais tuer. C'est comme si quelqu'un d'autre s'était emparé de mon esprit, de mon corps. Ce quelqu'un me faisait hurler des choses que je ne pensais pas, et des cris de bêtes, des cris qui m'ont moi-même effrayés.

 Et enfin la paix. Une paix rare, une paix, une libération soudaine s'est installée.

 Le membre, qui a dû être extrêmement surpris, est parti, comme ça, vaincu...

 

J'ai gagné. La seule et unique fois.

Enfin...

 

 Je me sens bien. Sûre de moi, disons davantage... Mais ce n'est pas fini. Rien n'est fini. La vie est un perpétuel combat contre les autres autant que contre soi-même.

 Mais là, c'est moi qui lève le bras.

 

 Je vous embrasse tous et toutes. Merci infiniment pour vos commentaires. Il me font tellement de bien...

 

Luciole

23:01 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

26/05/2006

méchanceté

Parfois la méchanceté des gens est inqualifiable tant elle est horrible, pesante, constante. La méchanceté, une bassesse, la pire...

 Dans la rue, dans les cours d'écoles, dans les collèges dans les lycées, dans les endroits publics, jusqu'aux réunions de famille...

 Tout n'est que jugements incessants, tout n'est que vice, mépris, dégoût.

 Tout est prétexte à la méchanceté: une parole, un acte, ou bien une coupe de cheveux, des habits, un corps, un visage...

 En ce qui me concerne, je livre un combat sans merci contre moi-même, et comme si cela ne restait pas suffisant, il faut que je me batte contre les autres.

 Ceux qui se retournent quand je passe sans aucune retenue et se mettent  à ricaner comme des hyènes stupides; ceux qui me calomnient ( les voisins, les villageois...): "elle est anorexique, celle là, 'faut pas l'approcher", "c'est une petite conne qui veut ressembler aux mannequins, elle veut séduire, c'est tout ce qu'elle veut", "pauv' fille"... " si elle allait en Afrique elle saurait ce que c'est d'avoir la vie dure, ce n'est qu'une gosse de riche, trop gâtée"... "c'est une mauvaise fille, elle a le Mal en elle. Les enfants, ne lui parlez pas trop, elle peut vous donner le goût du vice, elle pourrait vous refiler Satan"...

 Il y a ceux qui me jalousent ( surtout "celles"): "j'te jure celle là elle est anorexique je peux pas la saquer... même si je la connais pas, c'est ses os qui me reviennent pas... c'est pas avec sa p'tite gueule d'amour et ses cuisses grosses comme mon petit doigt qu'elle va pouvoir séduire mon mec..." ; "mais nan je suis pas jalouse! je parle tout le temps d'elle en mal mais c'est parce qu'elle est sur la mauvaise voie cette fille. Regarde moi je suis pas mince mais je suis pas si mal dans ma peau que ça... si?" ; "Répète pas que je t'ai demandé ça, Luciole, commen on fait pour devenir anorexique? Allez dis!Allez quoi dis le moi! ... Mais quelle pouffe celle là, elle se croit supérieure ou quoi?"

 

 Je n'affabule pas. Le pire c'est que la méchanceté n'est pas discrète.

Mon Dieu mais laissez moi tranquille... Je ne demande rien moi, je ne fais de mal à personne, à personne!!! Occupez vous de vos gros derrières avant de me critiquer!!!!

 Laissez moi tranquille...

 

 Luciole

 

J'ai été très crue, par les paroles que j'ai utilisées ici: je les replace telles que je les aies entendues ou perçues, tout simplement.

18:08 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

21/05/2006

Nuit

  Nuit

 

 Faible existance, fascinante et cruelle,

 dont le voile de l'obscurité recouvre doucement nos espaces,

 tu t'imposes avec langueur et autorité,

 Ombre aux mille facettes, aux mille ambiances,

 tantôt calme et sereine, tantôt tourmentée, tantôt effrayante et meurtrière...

Tu disposes de nos vies;

 tu les saisis du bout de tes doigts frêles...

 dans tes griffes affûtées...

 Tu t'étends doucement sur la Terre,

 et dans ton combat contre ton jumeau le Jour,

 tu fais gicler le sang dans les cieux, 

 le Soleil s'incline face à ton écarlate cruauté.

 Tu nous exposes ta loi,

 propice aux secrets indiscrets,

 aux actes honteux,

 aux sombres désirs, ceux que l'ont ne dit pas...

La morbide beauté dont tu te parres

nous envahit de doutes,

d'angoisses,

de peurs...

Parfois tu nous invites au crime

exposant avec une fierté pudique

tes milliers d'étoiles,

autant de diamants, de pierres aux bords tranchants,

autant de rêves ineaccessibles et tremblants...

 Toi,

tu nous couvres de ton manteau de velours noir, 

tu nous protèges du regard malsain des miroirs;

tu nous enveloppes de ta brume d'encre

tu nous aides,

furtivement,

à dissimuler notre décadence,

nos corps abjects et trop danses,

qui courrent les chimères,

qui fuient la lumière...

 Sous ton regard de vice

 je fus soumise à ta force...

une indicible colère... 

T

 Nuit tu m'as terrorisée

 Nuit tu m'as agressée

 Nuit tu m'as violentée

 Nuit tu m'as tuée.

 Rends moi ce que tu m'as volé...

 Rends moi, je t'en prie

 Je t'en supplie,

 Tout ce que tu m'as pris

 Tout ce que tu m'as pris

 Tout ce que tu m'as pris

 Tout ce que tu m'as...

 ...pris...

 

 Pardon, j'en avais besoin...

Amicalement,

Luciole...

19:52 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

20/05/2006

La Nourriture, la Mort, objets de fantasmes

De retour, après la semaine de travail...

Je remercie chacune pour les commentaires très touchants qui m’ont été envoyés; j’ai rarement été aussi joyeuse d’aller sur internet qu’aujourd’hui ;-)...

J’irai "droit au but": manger. Oui, manger... Un mystère...

Pourtant rien de plus banal, rien de plus élémentaire, rien de plus instinctif... rien de plus obligatoire pour survivre, selon la logique de l’Humain. Mais... mais cet acte demeure pour certains une abomination, une aberration, un luxe, un simple plaisir futile qui emprisonne l’esprit dans un étau d’ignorance et de laisser-aller. Un acte terrifiant, empreint de tous les fantasmes les plus primaires: engloutir, enfourner, avaler, ressentir le plaisir, éveiller les sens, éveiller une sensualité presque outrancière, qui nous emplit, qui nous pénètre, qui, en définitive, brutalise notre intérieur.

Cette façon de voir la "chose" reste malgré tout très incomplète encore.

Mais je n’ajouterai pas à l’horreur qu’elle m’inspire et à l’effet déjà trop négatif qu’elle dégage... Et puis je en peux me permettre de réduire cet acte à une forme d’impureté encore et encore... je... je n’ai pas le droit. Pourtant comment aller à l’encontre de ma pensée?

C’est vrai! Je ne comprends pas tous ces gens qui mangent, qui dorment, qui vivent comme des moutons, qui ont perdu leurs rêves, leurs idéaux. Comment peut-on vivre en se disant "je vis au jour le jour", "je ne m’interroge pas", "je mange je bois je baise je profite de la vie", "je mange parce que cela me permet de survivre"... Survivre, oui!!! (et encore!) mais cet acte de manger permet-il de VIVRE? J’entends par vivre se cultiver, se purifier, se perfectionner, se détacher de l’instinct vil, salace, bestial de l’être humain, soumis aux lois superficielles du besoin, du désir, du plaisir... Non je regrette... je ne comprends pas toute cette infamie, ce cycle, cet éternel retour (si je puis citer Mr. N.), ce cercle vicieux, cette perversion de l’automatisme, se traîner sur le sol ventre à terre, en ne cherchant jamais à lever la tête, à s’élever, à s’envoler dans les cimes de la déification de l’esprit, de l’âme...

...

Oh-la... je divague un peu là... ;-)

Je termine ici sur ce sujet, j’ai peur que ces propos n’aillent trop loin. Mais ne comptez pas sur moi pour faire l’apologie de cet acte. Je ne peux pas me mentir à moi-même. Je regrette...

Un autre sujet pas si lointain: la Mort...

Un sujet encore plus tabou.

Un sujet que la société de consommation évite comme... la peste, si je puis dire.

Un sujet qui pourtant devrait être abordé dès le plus jeune âge.

La Mort, ce mystère qui réduit l’Homme à l’état de poussière, d’être futile, jetable, périssable, non-nécessaire, d’être éphémère...

Comment ne pas réagir de façon violente lorsqu’on est confrontée à cette réalité qu’on ignore? Comment ne pas s’effondrer de peur? Comment ne pas perdre ses esprits lorsqu’on comprend que l’on n’est finalement qu’un souffle?

Certains décident de donner la Mort aux autres pour se sentir "survivant", ou pour des idées chimériques... D’autres se plongent dans le travail pour oublier. D’autres encore boivent, d’autres ignorent bêtement en ne discourant que du superficiel, d’autres disent "profiter de la vie" même s’ils piétinent la liberté des autres, d’autres encore, plus nobles, vont à Calcutta, au Caire ou ailleurs pour sauver des vies, d’autres encore l’appellent, la désirent, l’anticipent, la défient...

Que de réactions vaines pour tenter de la contrer, de la mettre à notre portée, de la saisir...

Elle effraie trop, la Mort, et lorsque la Peur atteint son paroxysme, lorsqu’elle devient insurmontable, lorsqu’elle brise tout élan, elle se mute en névroses, en psychoses diverses et nous sombrons dans la Folie...

Pourquoi ne pas chercher à comprendre, tout simplement? Pourquoi ne pas aborder ce sujet avec délicatesse et franchise à la fois, dès le plus jeune âge? Il faut non pas banaliser ce sujet, mais peut-être initier le tout petit, sans s’alarmer, sans trop la mystifier, sans la rendre si horrible. Sa présence est incontournable. Pourquoi ne pas la rendre un peu plus naturelle, un peu plus acceptable? Il faut connaître pour accepter, pour comprendre. Et trop de monde dans notre société, en l’évitant, ne fait qu’augmenter la terreur intérieure des autres...

C’est ma vision des choses. Je ne sais pas si c’est la bonne, et je reste ouverte...

Je me pose énormément de questions, on l’aura remarqué. Je suis une fanatique des interrogations ;-)... Surtout lorsqu’il n’y a, le plus souvent, aucune réponse précise à la clef. ;-) !

J’ai été prolixe, et peut-être ai-je suscité l’ennui. Ainsi je m’arrêterai ici.

Longue et bonne Vie à tous.

Amicalement,

Luciole

11:13 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

15/05/2006

A quand la Réponse?

Aujourd'hui, lundi, jour où les résolutions à prendre débutent, jour de renaissance. Il me faut me tenir en laisse.

 

 Les études vont reprendre, le lourd travail demandé aussi, les obsessions et les terreurs ne cesseront pas de me harceler...

 Trouver des chewing-gum sans sucre, absolument, sous peine d'irritabilité, de manque...

 M'enfermer à triple tours dans mon studio, fermer les volets, complètement.

 Ranger, encore et encore mon studio

 Ne pas penser, surtout ne pas penser, pour ne pas s'angoisser davantage...

 En cours, me ranger tout au fond de la salle, me taire, me faire toute petite, invisible.

 Boire, boire, boire, boire jusqu'à en avoir la nausée. Demain il pleuvra encore sur mon âme...

 Oublier que la Mort existe, absolument.

 ...

 Et espérer.

 

La nuit noire et lourde de mon incertitude pèse lourdement en moi. Où est-ce que tout cela va me mener? Comment éclairer ce tunnel dans lequel je me débats comme une forcenée contre des fantômes à demi imaginaires? Comment combler ce vide qui m'aspire...?

 Comment rendre le Monde heureux?

 Comment le sauver de la Mort et de la souffrance?

 

Trop de questions, toujours et encore des questions qui ne me mènent qu'à la haine de ma faiblesse et de mon inaptitude à sauver le Monde, à la culpabilité de me savoir entourée d'une famille aimante, de nourriture, d'aisance, de confort, d'accès à la culture alors que d'autres n'ont accès qu'au néant...

 

 Il va me falloir affronter mon Ennemi Interieur une semaine de plus, et je sais à l'avance ce qu'il va me susurrer au creux de l'âme...

 "bête, grosse, inutile, faignante, laide, qu'est-ce que tu attends pour te bouger enfin, pour te sortir de cet état de baleine échouée? Travaille, bouge, boit, mange encore moins et surtout reste invisible. Les autres n'ont pas besoin d'une larve pour salir leur quotidien de ta stupidité visqueuse..."

 

 Mais toute cette mascarade reste vaine et méprisable: je me plains encore et encore et encore et encore... Culpabilité toujours, toujours toujours...

 Pourquoi faut-il que je me sente de trop à chaque mouvement que j'éxecute?

 Parce que mes mouvements me prouvent tous que je suis impure.

 L'impureté, je ne peux pas me la pardonner.

 Elle est LA faute à ne pas commettre.

 Et pourtant, lorsqu'on est un être humain, comment se défaire totalement de l'impureté?...

 Encore une impasse.

 Je ferme les yeux.

 Ne pas voir.

 Je ne veux pas, ne peux pas admettre que j'arrive encore au pied d'un mur.

 

 Quelqu'un m'a dit un jour que je réfléchissais trop; qu'il me fallait me laisser un peu aller à la vie au jour le jour...

 Mais l'automatisme ne me tente pas, je regrette. Il me faut organiser mon asenscion; il me faut un but, ce but ultime, afin de me sentir satisfaite, comblée: l'esprit roi, la Perfection.

 Certaines personnes trouvent un sens à leur vie en envoyant des avions contre des tours au nom d'une religion, d'autres en collectionnant les conquêtes amoureuses, d'autres encore se consacrent à la réussite, à l'argent, au pouvoir, à la gloire, pour impressionner et rendre jaloux, d'autres encore consacrent leur vie aux pauvres, aux malades, aux opprimés...

 Ne sommes nous donc pas tous fous?

 Ne sommes nous donc pas tous en quête de quelque chose?

 Ne cherchons nous pas tous une raison d'exister? Une raison d'être? 

 

Nietzsche disait: " celui qui a trouver le "pourquoi" de sa vie peut surmonter tous les "comment"."  Mon Dieu qu'il avait raison!

N'avons nous pas hâte enfin de pouvoir s'exclamer: "Je suis né pour...", "Je suis né parce que...", "Je suis fier d'exister parce que..."...????????

 

  Mais...

                      ... A quand la Réponse?

 

 

 

...Merci à toutes pour les commentaires que vous m'avez laissé. C'est impressionnant comme ils font du bien, comme ils laissent la sensation d'être soutenue, accompagnée, encouragée. Je méditerai beaucoup sur certains d'entre eux et tâcherai d'y répondre au fil de mes textes. Un grand, un immense merci à vous. Je vous souhaite de trouver les bonnes réponses à vos interrogations, et surtout de trouver le Bonheur. A très bientôt.

 

 

      Luciole

 

 

 

11:51 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

14/05/2006

 

 

 Un matin de plus, la lumière à nouveau née, une espérance sans cesse renouvelée... Le visage quelque peu malmené par la nuit agitée (cauchemars assez horribles obligent), je me lève et avec moi la première angoisse matinale: sentiment d’être une baleine échouée, lasse, incapable et molle de partout... Habituel, quotidien... Ne pas s’alarmer. Ne pas "nourrir" la pensée... passer outre. Puis arrive au triple galops la culpabilité.

Je n’ai pas à ma plaindre. Il n’y a aucune raison valable. C’est ça la vérité: Passer outre, encore.

Dimanche. Un jour plein de promesses, le "jour du Seigneur".

Le Seigneur... Peut-on espérer qu’Il est? Peut-on se permettre de s’abandonner à la confiance? Au moins s’abandonner à l’idée qu’une présence veille à nos côtés, qu’une présence discrète et accompagnatrice nous suit, nous regarde, et écoute?

Je ne peux me permettre de répondre à cette question.

Mais je dirai simplement qu’espérer n’a, il me semble, jamais tué personne...

Les angoisses au fil des heures s’ajoutent les unes aux autres: être à la hauteur pour la reprise des cours, retrouver les autres, sourire, se taire, se cacher... Tenter de se rendre invisible... Eviter que les regards ne se dirigent sur cette entité qui m’est étrangère, mon corps: ce poids qui souille la perfection qu’il me faut atteindre, pour m’évaporer, enfin.

Les autres...

Un sujet douloureux...

Si seulement ils pouvaient comprendre au premier regard! Si seulement ils pouvaient me laisser, m’oublier, ne plus me toiser avec cet air de mépris que je lis sur leurs petits yeux accusateurs et scrutateurs... J’exagère sûrement, pense t-on. Pourtant, je décèle tout cela en eux avec une si intense certitude!!...

Je reviendrai souvent sur ce sujet.

Même si je encore bien loin de comprendre Sartre, sa (trop) célèbre affirmation "l’Enfer c’est les Autres" me paraît d’une telle justesse, d’une telle réalité, d’une telle actualité aussi, qu’elle en devient mortellement fascinante... Le Huis Clos de mon monde de névrosée d’où émanent tant d’angoisses et de hantise n’a pas tant de différences d’avec celui de son auteur respectif... Suis-je déjà en Enfer?

Culpabilité, encore.

"Non, tu n’es pas en Enfer: c’est toi qui crée l’Enfer autour de toi. C’est toi qui est à l’origine des maux dont souffre le Monde. Tu te crée toi-même ton Huis Clos, tu es l’auteur de tes propres tourments, tu es le Diable, et tu brûle tout ton entourage. Tais toi et fais-toi oublier. Tu n’es et ne seras jamais digne de tout ce que le monde t’a donné."

Voilà ces mots que me murmurent sans cesse la petite voix que j’entends depuis la fin de mon enfance... La petite voix de ce qu’on pourrait appeler l’Ennemi Intérieur ( cf. Amélie Nothomb! ).

Je ne sais pas si cet Ennemi est une sorte de "coach" qui me pousse dans mon ascension vers la Perfection et la Pureté que je recherche, ou bien s’il est celui qui me poussera dans l’"Abîme-Adulte", ou dans un abîme tout court...

Cet étranger m’a déjà convaincue de la véracité de ses dires... Et déjà il m’accompagne.

J’espère que l’issue sera celle qui mène à l’accomplissement parfait de l’être, de l’esprit, celle qui libère du poids de l’animalité humaine...

A très bientôt...

 

 Luciole

13:32 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

13/05/2006

admettre...

 

 Je commencerai par écrire ici qu'il me faut admettre que le temps passe.

 J'ai 22 ans, et l'impression d'être aux pieds de la Mort.

 On s'écrie déjà autour de moi que 22 ans, c'est l'âge où tout est encore à portée de main, que la vie est toute entière devant soi, que 22 ans est un âge où l'on à rien vu, rien vécu, rien expérimenté, rien perdu... que le bonheur est encore à venir.

 Ma vision est tout autre.

L'enfance que j'ai vécu ( entre 0 et 15 ans ), très longue pour certains, m'a semblée possiblement comparable à une sorte de paradis. Malgré le fait que de gros soucis de santé vinssent quelque peu "noircir" mon cadre de vie d'enfant, j'ai toujours considéré et considère encore que ce fut une pèriode magique, sensationnelle, idyllique:

 le monde me fascinait et j'en devenait la Reine; j'étais ébahie par tout, surprise agréablement par tout, enthousiasmée par n'importe qui, n'importe quoi.

 Et puis l'enfance, c'est l'innocence, l'insouciance, la confiance, l'espérance, la joie, la paix, la sécurité, la vigueur, la force, la souplesse et la finesse, et le caractère assexué...  

 Ce n'est seulement qu'à 15 ans que j'ai "réalisé" que l'enfance ne demeure pas éternellement. La dure réalité m'est apparue dans la douleur, dans le regret, et surtout dans une peur sans limite.

 On ne vit pas infiniment.

 

Le monde adulte représente tant de négatif à mes yeux...! Tant de vulgarités, de bêtises, de vices, d'hypocrisie, de lâcheté, de salissures, de crasse, d'immondices, d'orgueil... !

 Le monde adulte m'apparaît comme un abîme d'une incommensurable profondeur, vers lequel le temps me traîne, comme un déchet, comme un cadavre...

 Je refuse de grandir, je refuse de devenir adulte...

 J'ai peur...

 

 On me parle d'indépendance, des relations amoureuses, sexuelles, de la maternité... que d'aspects qui ne m'enchantent guère... mieux : tout cela m'écoeure au plus haut point.

 

 Je suis une petite fille pure. Un esprit. Le corps adulte que je traîne, qui me traîne, est si lourd à porter, trop lourd à porter...!

  Il me rappelle à quel point je suis mortelle.

 

 Je suis atteinte de "TCA". On l'aura peut-être compris au fil des mots. Mais tout ne se réduit pas seulement à une question de nourriture, non. La nourriture, c'est si peu de chose, en somme...

 

 Grandir... peut-être qu'un jour je devrai m'y faire, sans peur, sans dégoût... en espérant ce jour, je vais arrêter mon monologue exaspérant pour aujourd'hui...

 

Amicalement,

Luciole. 

21:19 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

premiers échos

 

Je ne sais pas vraiment comment introduire...

 Simplement, ici je décrirai quelques bribes d'impression, de pensées... au fil des jours. Poèmes ou petits bouts d'histoires, les phobies qui me rongent...

 Merci de ne pas poster de commentaires agressifs ou trop instinctifs. J'apprécie les débats, pourvu que chacun conserve son sang-froid.

  Bonne visite...

 

15:12 Écrit par Luciole | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |